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Instagram, porte d’entrée de Facebook en Chine ?
12 avril, 2012, 2:38
Classé dans : NEWS

Instagram, porte d'entrée de Facebook en Chine ? dans NEWS instagram

Le réseau social fondé par Mark Zuckerberg est interdit en Chine. Mais en achetant Instagram et son application disponible en chinois, le PDG de Facebook a peut-être enfin trouvé une manière de pénétrer le marché de l’empire du Milieu.

Facebook n’a pas encore réussi à infiltrer la Chine, mais les choses pourraient changer grâce au rachat d’un réseau social bien plus modeste, Instagram, qui permet à ses utilisateurs d’éditer, de « tagger » et de partager des photos en quelques instants.

L’application Instagram a été traduite en chinois et est compatible avec l’un des services de microblogging chinois le plus populaires, Weibo (créé par la société Sina), sur lequel les internautes peuvent ainsi publier leurs clichés.

A l’instar d’autres réseaux étrangers comme LinkedIn, qui ne sont pas aussi gigantesques que Facebook, Instagram n’a pas encore été victime de véritable censure : jusqu’à présent, les utilisateurs n’ont pas signalé de problèmes pour accéder à l’application en Chine, où les autorités contrôlent l’accès aux sites étrangers.

Facebook est bloqué depuis des années. Si la société finissait par arriver sur le marché chinois, les analystes assurent qu’elle serait contrainte de faire des pieds et des mains, tout comme les sites Internet locaux – qui doivent notamment réguler les contenus publiés pour censurer tout sujet jugé nuisible par les autorités – afin de conserver les autorisations accordées par le gouvernement chinois.

Instagram n’a pas de locaux officiels en Chine, mais le fondateur de l’application, Kevin Systrom, s’est exprimé à ce sujet à l’automne 2011 lors d’une conférence organisée par TechCrunch, appelée Disrupt. Il a indiqué qu’il allait chercher à proposer ses services en Chine. A l’époque, il n’avait pas encore pris position sur la censure : « Je n’y ai pas beaucoup réfléchi, avait-il déclaré. Réussir à travailler à l’étranger dans de bonnes conditions pose de véritables défis, car les règles du jeu ne sont pas les mêmes. Je pense que chaque entreprise doit décider si elle souhaite ou non respecter ces règles. » Instagram n’a pas souhaité faire de commentaires sur la question.

En Chine, Instagram peut s’appuyer en partie sur les moyens de censure que Sina utilise déjà. Sa plateforme est susceptible d’être bloquée, mais, contrairement à Facebook, Instagram n’est pas considérée comme un outil facilitant les débats polémiques ou encourageant les groupes politiques, ce qui est une bonne chose. Par ailleurs, l’application ne semble pas avoir beaucoup d’adeptes en Chine, pour l’instant. Jusqu’à récemment, Instagram n’était compatible qu’avec l’iPhone d’Apple, mais le service est désormais accessible aux utilisateurs d’Android, le système d’exploitation de Google.

Un chargé de communication de Sina a indiqué qu’il n’était pas en mesure de fournir des données quant à l’utilisation d’Instagram sur Weibo. En faisant une recherche de toutes les photos publiées par l’intermédiaire d’Instagram, on se rend compte que la plupart sont postées par les sinophones d’Hong Kong. Le marché chinois propose des services similaires, dont un qui s’appelle TuDing.

Récemment, une analyse des photos géolocalisées a révélé 1 300 clichés pris à Pékin et 1 500 à Shanghai, alors que 6 800 avaient été postés depuis Hong Kong, tous en chinois. A titre de comparaison, la même recherche a dévoilé 360 000 photos prises à New York et 169 000 à Los Angeles.

Certains utilisateurs de Weibo se sont montrés inquiets à l’idée qu’un accord avec Facebook puisse les empêcher d’accéder à Instagram, si les entreprises obligent les internautes à se connecter à l’application par l’intermédiaire de Facebook.

Sous le pseudonyme HTTP error 403, un internaute a résumé la situation de façon amusante : « Google dit : je rachèterai quiconque a un avenir brillant. Facebook dit : je rachèterai quiconque possède des plateformes. La Chine réplique : je bloquerai tous ceux que vous achèterez. »

Sources : Loretta Chao - The Wall Street Journal


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