Ne croire qu'en l'actualité

100 photos d’Ai Weiwei pour la liberté de la presse
12 septembre, 2013, 11:46
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Ai Weiwei à Pékin, le 27 septembre 2012 | REUTERS/DAVID GRAY

L’album annuel de Reporters sans frontières est généralement confié à un grand photographe de presse comme Don McCullin ou René Burri, ainsi mobilisé en faveur de la liberté de la presse.

Cette année, c’est un auteur bien particulier qui devient ainsi « ambassadeur de RSF » : Ai Weiwei, artiste chinois et lui-même victime d’atteintes à sa liberté d’expression, notamment en passant 90 jours en prison en 2011.

L’album, dont les bénéfices vont à RSF et à son travail en faveur de la liberté de la presse, permet de retrouver le parcours, l’oeuvre, les combats d’Ai Weiwei, dont le public français a pu découvrir le travail lors d’une grande expo au Jeu de paume et dans un documentaire l’an dernier.

Dès la couverture, on retrouve un des grands clichés d’Ai Weiwei : une photo de sa femme soulevant sa jupe devant le célèbre portrait de Mao sur la place Tiananmen à Pékin. On est en juin 1994, cinq ans après le massacre, et cette photo est le comble de l’irrévérence, de la provocation.

Mais surtout, comme l’écrit dans sa préface Christophe Deloire, le Secrétaire Général de RSF : « cet album 100 photos pour la liberté de la presse spécial Chine est un appel à la libération des 30 journalistes et 70 net citoyens en prison (selon les chiffres de RSF) pour avoir voulu rendre compte de la réalité de leur pays ».

A la veille de la sortie de cet album, une bonne nouvelle est toutefois venue de ce côté là : Shi Tao, le journaliste chinois condamné à 10 ans de prison pour avoir envoyé un email « subversif » à l’étranger, et qui a été jugé sur la base d’informations fournies par Yahoo, a été libéré avant l’expiration de sa peine.

Dans le même temps, toutefois, les autorités ont lancé une vaste campagne de « nettoyage » des « rumeurs » sur le web chinois, s’en prenant aux blogueurs et autres « journalistes-citoyens » qui ont pris une importance considérable ces dernières années.

Parmi les plus actif utilisateurs des réseaux sociaux, figure justement Ai Weiwei, dont l’activisme pour la liberté en Chine est un subtil mélange de Warhol et d’internet. Un esprit qui se retrouve dans ces « 100 photos d’Ai Weiwei pour la liberté de la presse ».

Pierre Haski – Rue89.com



Costa-Gavras, Carnets photographiques
8 septembre, 2013, 12:39
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Salvador Allendechez les Mapuches au sud du Chili, 1971

Auteur de films mythiques, Costa-Gavras est aussi photographe. Un réalisateur engagé qui a conservé de ses amitiés, et de ses combats, des images personnelles et attachantes.

La Maison européenne de la photographie met ici en lumière un aspect méconnu de l’œuvre de l’artiste. Un parcours composé d’environ soixante-dix images : photographies de voyage (Palestine, Russie, Amérique latine…), portraits (famille, personnalités du monde du cinéma et de la politique) et engagements politiques.

Maison européenne de la photographie
5 rue de Fourcy, 75004 Paris.
Date de début : 26 juin 2013  
Date de fin :
15 septembre 2013



Alécio de Andrade, Rue des Rosiers
8 septembre, 2013, 12:13
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12 rue Pavée, 1975

Le photographe Alécio de Andrade — également poète, pianiste et ami d’écrivains et musiciens — réalise de nombreuses images dans le Marais en 1974 et 1975, avant de s’installer rue des Rosiers en 1982.

Son témoignage sur le Pletzl (« petite place » en yiddish) — le quartier traditionnel des juifs ashkénazes depuis la fin du XIXe siècle —  ainsi que sur la vie quotidienne des habitants, est un regard spontané sur le petit peuple de la rue empreint de tendresse et de poésie. Le photographe saisit des regards, des sourires d’enfants ou d’adultes et capte le détail qui fait l’humanité du moment. Des photographies à découvrir au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme.

Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme
71 rue du Temple , 75003
Date de début :
21 juillet 2013

Date de fin : 6 octobre 2013



« Lui »
6 septembre, 2013, 10:16
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« Lui » dans ART 001-couv_website1_0

Léa Seydoux nue, recouverte partiellement d’un voile noir. La couverture du magazine Lui a tourné partout dans les kiosques et même sur des bus. Léa Seydoux a de très beaux seins, ce que l’on savait déjà puisqu’on les avait vus dans « La Belle Personne » de Christophe Honoré puis « Grand Central » de Rebecca Zlotowski.

La suite, il fallait attendre le 5 septembre pour la découvrir, jour de sortie du mensuel Lui nouvelle version, déclinaison chic-cool du magazine culte des années 70, vendu au prix de 2,90 euros.

Journal pour « hétéros-connards »

Avant d’arriver à l’édito de Frédéric Beigbeder, le directeur de la rédaction, neuf doubles pages de publicité. En chemin, l’ours du journal, où l’on découvre que la rédactrice en chef de Lui est Yseult Williams, ancien grand manitou de Grazia, journal féminin qui a réussi son lancement en 2009.

Comme pour Vanity Fair version française, très peu de journalistes salariés. Mais trois rédacteurs en chef pour commander de la copie à des collaborateurs extérieurs. Parmi eux, des jeunes journalistes freelance qu’on connaît bien à Rue89 (Anna Borrel, Augustin Scalbert), des plumes (Marcela Iacub, Nicolas Rey, Gaspard Proust, Patrick Besson). L’ours nous vend aussi des séries mode branchées et prestigieuses (Olivier Zahm, Terry Richardson).

Dans l’édito, c’est cool, Beigbeder assume : il explique qu’il a vu les hommes disparaître cet été à Guéthary (Pays basque). Ce magazine est un dernier hommage au « connard d’hétérosexuel » ou « néo-beauf ». Ce mec qui « drague lourdement », « boit trop » et « parle politique en faisant des moulinets avec ses petits bras musclés ». Attention : le lecteur de Lui se touche le sexe devant les matches de foot, mais il a beaucoup d’argent et s’habille super bien.

Dans les pages « shopping » du journal, les produits proposés sont haut de gamme. Genre on vous propose d’acheter le sac « polochon » de Dior Homme à 2 250 euros. Ou des enceintes sans fil hi-fi pour smartphone à plus de 500 euros.

Lui propose aussi des « cadeaux pour se faire pardonner en cas de gros dérapage » auprès de votre nana : un collier en or rose à 490 euros ou un rouge à lèvres Dior à 34 euros. Mais bien sûr.

Calories et « name-dropping » façon Beigbeder

Le premier article est signé Frédéric Beigbeder. Un papier à la sauce GQ – il y faisait un grand déjeuner-interview jusqu’en 2011. Ici encore, il bouffe avec une personnalité et il retranscrit, coupe et ajoute des apartés – ce qu’il s’est passé dans sa tête ou ce qu’il aurait voulu qu’il s’y passe.

Pour le premier numéro, Beigbeder a diné avec Daniel Filipacchi, celui qui a eu l’idée du Lui ancien, chez Allard. Ils étaient accompagnés de leurs femmes, Christelle et Lara, parce qu’il n’était pas question de faire un dîner « entre vieux garçons ». Mais dans l’article, elles n’apparaissent pas, gommées du résultat final. Faut quand même pas déconner.

Les couples Beigbeder et Filipacchi mangent des grenouilles et du foie gras. Ils parlent de l’époque où François Truffaut tenait la chronique cinéma de Lui. Calories et « name-dropping ». On apprend aussi que Filipacchi a un jour échangé son appartement à Megève contre une porte peinte par Max Ernst. Divertissant.

Les fesses menues de Vallaud-Belkacem

Plus loin, on tombe sur une chronique politique de Thomas Legrand qui est parti des Inrocks au moment de l’arrivée d’Audrey Pulvar. Il écrit un texte sur l’impuissance (sexe mou) des hommes politiques : « Les prélos terminé, Rocco Obama est en condition, promis, de réguler la finance, fermer Guantanamo, faire revenir la croissance. Le peuple américain attend toujours, assis sur son lit. »

D’autres chroniques plus loin : Besson sur le cinéma qui « spoile » le scénario du prochain Woody Allen, et Marcella Iacub qui propose aux hommes de se faire stériliser et déposer leur sperme dans des banques prévues à cet effet pour ne pas devenir pères contre leur volonté.

Un papier fait parler de lui depuis déjà quelques jours : un essai de Nicolas Rey sur son désir pour Najat Vallaud-Belkacem, intitulé « Attrape-moi si tu peux ». La ministre des Droits des femmes est installée, grâce à un montage Photoshop, sur le fauteuil en rotin du film érotique « Emmanuelle » (1974) de Just Jaeckin : « Najat, sa coupe à la garçonne, ses fesses menues, son corps sec et nerveux. »

Nicolas Rey dialogue avec Maxime, son conseiller en com’ : « Ecoute, Maxime de 28 ans. Najat sera dans le premier numéro. Pourquoi ? Parce que, comme Henry Miller, je suis un désespéré de l’amour. Je scalpe, je tue. Je suis insatiable. Je veux tout de Najat : cheveux, poils, cérumen, caillots de sang séché, n’importe quoi, je le dévore. »

L’article se finit tristement : Vallaud-Belkacem accepte que Nicolas Rey monte dans sa voiture. Mais l’ambiance tourne petite fille, elle lui dit que son mot préféré dans la langue française est « évanescent » et qu’elle aime par dessus tout « Autant en emporte le vent ».

Plus loin, des pages « newcomers » : on vous présente les personnalités de demain. Un papier sur les « Milf » (« Mum I’d like to fuck »), grand classique des magazines de mecs, avec comme accroche actu le retour de Robin Wright dans « House Of Cards ». Des petites choses à lire, des anecdotes : le jeu vidéo « Fifa 13 » est une des principales causes de divorce au Royaume-Uni.

Léa Seydoux nue sur un vieux parquet

Au milieu du journal, Beigbeder revient avec son format préféré : cette fois il ne dîne pas, il passe rendre visite à Léa Seydoux dans l’hôtel particulier de sa grand-mère pour recueillir ses confidences (il l’avait déjà croisée à un anniversaire en 2010, on a l’impression que toutes les personnes interviewées ont été piochées dans le répertoire de son portable).

Beigbeder interroge Seydoux sur le tournage de « La Vie d’Adèle », Palme d’or à Cannes : « Je n’avais jamais vécu un tournage similaire. C’était éprouvant. Je n’arrivais plus à respirer tellement j’étais angoissée, j’ai dévalisé toutes les pharmacies de Lille. »

Puis, série photos avec Léa Seydoux nue sur un vieux parquet. Ses seins à nouveaux sous tous les angles. Je les inspecte.

Plus loin, Augustin Scalbert, ancien journaliste à Rue89, enquête entre Londres et New York sur la cocaïne dans le milieu de la finance.

Le dernier long article traite de l’amitié fusionnelle entre Julian Assange et Daniel Domscheit-Berg. Marrant de voir que WikiLeaks devient un marronnier de la presse masculine. L’espionnage plaît à l’hétéro-connard.

La docteure est une mannequin

Toutes les séries photos de fin de journal mettent en scène des filles nues : beaucoup de seins, de dos cambrés, de petites culottes, peu de sexes nus. Ce n’est pas pornographique comme dans la version passée de Lui.

Les dernières pages invitent à voyager, manger et boire. Hôtel à Bali, resto à Paris, bar à New York… La vie quoi, et comment se « mettre bien ». La page d’après explique comment bien cuisiner le cèpe.

Avec Tahar Rahim, on ne parle pas de cinéma mais on fait un bilan santé et on apprend que ses pieds le font souffrir en hiver. Le billet mondain non signé donne mal à la tête : toutes ces sorties en ville doivent être épuisantes.

Le journal se termine par le portrait d’Amanda Murphy, docteure devenue mannequin. Le fantasme absolu : « Si vous vous fêlez le col du fémur, vous avez une chance sur cinq de voir cette jeune femme se glisser dans la cabine d’IRM. »

Tout ça est très branché, friqué, érotique, classique, attendu, mais ça marche bien.

Nolwenn Le Blevennec – Journaliste Rue89


Polka Galerie : valoriser l´oeuvre photographique
4 septembre, 2013, 5:15
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Julio BITTENCOURT Prestes Maia Polyptich 05, Sao Paulo, Brésil, 2006 C-Print 120 x 180 cm - Édition unique

La galerie Polka représente des artistes français et internationaux de l´après-guerre à nos jours qui considèrent le médium photographique, depuis les oeuvres documentaires historiques jusqu‘à ses usages plasticiens. Fondée en 2007 par Adélie de Ipanema et Edouard Genestar, frère et soeur, la galerie s´attache à valoriser l´oeuvre photographique, et offre une programmation qui confronte les travaux du présent à ceux du passé, interroge la représentation des grands évènements du monde, et recherche les formes du Document dans les créations contemporaines.

Installée à Paris dans le Marais, la galerie accueille aujourd‘hui, sur 300 m2, deux espaces d´exposition ainsi qu‘une librairie de photographie où sont proposés des ouvrages monographiques ou thématiques, des éditions signées rares et/ou récentes.

La galerie Polka est membre du Comité Professionnel des Galeries d‘Art et de l‘Association des Galeries d‘Art.

Polka édite également la revue Polka Magazine, fondée par Alain Genestar. Le magazine, dont la rédaction en chef est assurée par Dimitri Beck, porte un regard ouvert sur la vitalité de la photographie.

Prochaine exposition

Star d’un jour : 12 Septembre-29 Septembre 2012
En l’espace de quelques années, le lien privilégié qui existe entre la Galerie Polka et SFR Jeunes Talents est devenu un axe fort de la photographie émergente. Pour la nouvelle édition de ce partenariat, le concours ne pouvait qu’accoucher d’une sélection d’exception sur le thème « Star d’un jour ». En plus du prix des partenaires (Antoine Barbot) et de la mention spéciale du jury (Pierre Faure), ils sont cette année au nombre de 3 à avoir l’opportunité d’exposer à la Galerie Polka du 10 au 29 septembre et de publier l’une de leurs photographies dans le numéro d’octobre du magazine : Maxence B Cardon, Mami Kiyoshi et Fanny Viguier. 3 jeunes talents, 3 pratiques résolument modernes de la photographie et 3 discours qui remettent le monde en question. Pour mieux vous les présenter, nous avons choisi de vous imprégner de leurs séries remarquables à plus d’un titre. Lever de rideau.

Polka Galerie
12 rue Saint Gilles,75003 Paris
Du mardi au samedi, de 11h à 19h30 et sur rendez-vous. La galerie est fermée les jours fériés.



Pieter Hugo, photographe des marges de l’Afrique
3 septembre, 2013, 8:31
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De la décharge à la morgue, des victimes du sida aux ados endimanchés : le photographe sud-africain Pieter Hugo pose un regard d’humanité désenchantée sur les fractures du continent.

Pieter Hugo incarne la toute-puissance de la photographie sud-africaine et son rayonnement. Cet Afrikaner n’a peur de rien, même pas de l’ombre du passé qu’il affronte ouvertement, sans complexes. «Un lieu fracturé, schizophrénique, blessé et problématique», dit-il de l’Afrique du Sud qui l’a vu naître en 1976, à Johannesburg.

Lui, il est l’«Afropolitan», citoyen multiculturel d’une société post-apartheid conflictuelle, arpentant avec flamme son territoire natal comme d’autres pays du continent africain, du Botswana au Nigeria. Déjà multiprimé, il avance plus vite qu’une voiture de course. Pieter Hugo a ainsi reçu le prix Seydou-Keïta aux dernières Rencontres de Bamako, en 2011. Il est aussi l’auteur d’un livre clé, This Must Be The Place (1) , doublé d’une rétrospective organisée par le musée de la Photographie de La Haye (Pays-Bas) et présentée au musée de l’Elysée, à Lausanne (Suisse).

Phrases chocs

Pieter Hugo n’a pourtant rien d’un visionnaire. Depuis ses débuts à l’aube de ce siècle, son travail flirte avec le réel. Il a même balancé une ou deux phrases chocs, comme «le portrait est mort», susceptibles d’agacer ses pairs ou les professionnels du médium. Alors, qu’est-ce qu’il a fait de si exceptionnel, Pieter Hugo ? Il a littéralement désenchanté l’Afrique de ses clichés béats grâce à une assurance non feinte et une liberté d’autodidacte.

L’Afropolitan poursuit la démarche du précurseur David Goldblatt – l’une de ses références – qui ne recule jamais devant son sujet. C’est d’ailleurs cette audace qui apparaît dans ses séries, comme si l’Afrikaner aux yeux clairs, loin de la ruée vers l’ordre, témoignait de visu d’un certain chaos. L’Afrique n’est pas une case, elle n’est qu’une fable de multiplication, une arche de Noé grandeur nature. Parfois une décharge à ciel ouvert pour l’Occident, pressé de se débarrasser de ses déchets toxiques.

Sérieux comme des papes

Par-delà les frontières, Pieter Hugo relie les âmes africaines aux fantômes du présent. Voici des albinos. Des scouts, ex-combattants de la guerre civile au Liberia. Des hyènes et des pythons apprivoisés par leurs maîtres. Des morts du sida à la morgue du Cap. Des zombies croisés dans les rues de Lagos, à Nollywood, la troisième industrie cinématographique de la planète. Des pauvres vieux. Des adolescents, pieds nus dans les ordures ; ou endimanchés, sérieux comme des papes après leur cérémonie d’initiation. Des récolteurs de miel. Des juges en perruque. Des laveurs de taxis…

Il y a là, face à nous, une partie de l’humanité que Pieter Hugo regarde frontalement. A l’exception des squelettes pétrifiés du Rwanda, chaque portraituré est identifié dans la légende de la photographie. Leurs noms sont un voyage poétique. Une compagnie de choix. Pieter Hugo n’est pas un photographe qui se perd dans le décor. Ses modèles occupent toujours la première place.

 



Un photographe aux aguets
23 décembre, 2012, 12:17
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Le Jeu de Paume consacre une exposition à Manuel Álvarez Bravo et restitue une vision contemporaine du travail de ce photographe mexicain bien connu du public français.

Développée durant huit décennies, l’œuvre photographique de Manuel Álvarez Bravo constitue un jalon essentiel de la culture mexicaine du XXe siècle. À la fois étrange et fascinante, sa photographie a été souvent perçue comme le produit imaginaire d’un pays exotique, ou comme une dérive excentrique de l’avant-garde surréaliste. Le parcours présente une sélection de cent cinquante images qui vise à mettre en lumière un ensemble spécifique de motifs iconographiques dans le travail du photographe.

Date de début : 16 octobre 2012 - Date de fin : 20 janvier 2013



Willy Ronis, photographe social
11 avril, 2012, 8:51
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— Meyer (Tendance Floue) —

Willy Ronis est le fils d’un émigré juif d’Odessa en Ukraine et d’une pianiste juive lituanienne, ayant fui au début du xxe siècle lespogroms. Mélomanes, ils se rencontrèrent dans une amicale d’exilés russes et s’installèrent dans le 9e arrondissement de Paris. Après un emploi de retoucheur en photographie dans un studio réputé, « pour effacer les rides des dames », son père ouvre son propre studio sous le pseudonyme de Roness. Leur fils, Willy, naît à Paris au pied de la Butte Montmartre.

Willy Ronis veut devenir compositeur de musique. Mais lors de son retour du service militaire en 1932, son père, très malade, lui demande de l’aider au studio. Ainsi, Ronis fait lui-même les tirages de ses photos. Il est peu intéressé par la photographie conventionnelle, mais se passionne pour les expositions de photographies. Ses opinions politiques penchent à gauche ; il photographie les manifestations ouvrières de 1934. En 1936, son père meurt, le studio est vendu et la famille déménage dans le 11e arrondissement.

Période parisienne

À partir de cette date, il se consacre au reportage. Avec la montée du Front populaire, les mêmes idéaux rapprochent Ronis de Robert Capa et de David « Chim » Seymour, photographes déjà célèbres. Il a également l’occasion de connaître Kertesz, Brassaï et Cartier-Bresson. Mais, par rapport à la vision de ses pairs, Willy Ronis développe une véritable originalité, marquée par l’attention portée à « l’harmonie chorale des mouvements de foule et à la joie des fêtes populaires ».

Après la Seconde Guerre mondiale, il entre à l’agence Rapho et, soutenu par son ami Roméo Martinez, collabore à RegardsTime ou Life.

Belleville-MénilmontantSur le fil du hasard et Mon Paris sont parmi les livres importants qu’il a publiés. On a alors pu dire que Willy Ronis, avec Robert Doisneau et Édouard Boubat, est « l’un des photographes majeurs de cette école française de l’après-guerre qui a su concilier avec talent les valeurs humanistes et les exigences esthétiques du réalisme poétique ». Il participera dans les années 1950 au Groupe des XV aux côtés de Robert Doisneau, de Pierre Jahan ou de René-Jacques pour défendre la photographie comme une véritable expression artistique.

Période vauclusienne

Dans les années 1970-1980, parallèlement à ses activités de photographe, il consacre beaucoup de temps à l’enseignement : à l’École des Beaux-Arts d’Avignon, puis aux facultés d’Aix-en-Provence et de Marseille. Il y crée un cours d’histoire de la photographie et Pierre-Jean Amar le rencontre alors. En 1972, il s’installe à L’Isle-sur-la-Sorgue.

En 1979, il reçoit le Grand Prix national de la photographie, décerné par le ministère de la Culture (France).

En 1983,sur les conseils de Guy Le Querrec, Claude Nori publie sa première monographie Sur le fil du hasard aux éditions Contrejour, lequel recevra le Prix Nadar et l’encouragera à revenir sur le devant de la scène avec de nouveaux projets. La même année, il lègue son œuvre à l’État français.

En 2001, il crée sa dernière série de photos. En 2005-2006, l’Hôtel de ville de Paris présente une rétrospective de son œuvre parisienne qui remporte un succès considérable avec plus de 500.000 visiteurs.

Aujourd’hui l’œuvre de Willy Ronis est exposée dans le monde entier et ses images figurent dans les collections des plus grands musées.

Il meurt dans la nuit du 11 au 12 septembre 2009 à l’âge de 99 ans.



«En campagne, il faut être réceptif au hasard»
10 avril, 2012, 4:29
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Trois photographes qui couvrent la campagne pour Libération expliquent leur travail à partir de trois de leurs clichés.

«En campagne, il faut être réceptif au hasard» dans ART

«Être réceptif au hasard»
Laurent Troude: «On était très nombreux. C’est toujours très difficile d’être au contact du candidat, il faut se faufiler, se débrouiller, c’est à celui qui sera le plus malin. On y arrive, par vagues de quinze, vingt secondes, avant d’être rejeté par la pression. Au moment où on est près, on espère qu’il va se passer quelque chose: ils ne peuvent pas tout contrôler. Cette image montre bien la campagne, il fait 50 choses en même temps et regarde sans arrêt ailleurs. Il sait qu’il doit toucher les gens, mais
c’est fait mécaniquement. Il fait le job. Chirac n’était pas pareil. Ici, on est à Guérande [Loire­ Atlantique, ndlr], mais peu importe. Ce qui m’intéresse, c’est de creuser le portrait en creux d’un candidat, pas l’environnement. Ça, c’est ce qu’eux veulent montrer. Il faut être réceptif au hasard.»

  Art dans NEWS

«Je fais une image symbolique»
Sébastien Calvet: «On est à Jarnac [Charente, ndlr], pour l’anniversaire de la mort de François Mitterrand. Il y a donc toute une mythologie du PS, c’est un peu un pèlerinage. La cérémonie est très organisée, protocolaire: les gerbes de fleurs sur la tombe, les positionnements des photographes, etc. François Hollande décide de parler aux journalistes, mais à l’extérieur du cimetière. Les radios et télés ont été briefées, et l’attendent. Nous, les photographes, on suit Hollande. Je fais une image symbolique de la campagne: avec le candidat et la presse, tout autour de lui. Et là, le service d’ordre nous interpelle:“Ne vous mettez pas là.” On pouvait penser que c’était pour des raisons de sécurité. Pas du tout: on était dans le champ des caméras.»

  Élections 2012 dans PHOTOGRAPHIE

«Il y a eu une bousculade»
Julien Mignot: «Cette photo a été prise au moment où Jean­-Luc Mélenchon invective un photographe. Il y a eu une bousculade, et cela a donné lieu à une première altercation. On est après le meeting à la Bastille, les photographes sont de plus en plus nombreux à le suivre. Cela le gêne. Ce n’est pas comme au PS ou à l’UMP, où ils ont l’habitude de gérer ça. Dans le bus qui nous ramène de Bobigny [Seine­Saint­Denis, ndlr] à Paris, j’ai mon appareil sur les genoux. Il vient en face de moi. Me dit:“Qui êtes vous? Je ne vous fais pas confiance. Si vous me mitraillez, je m’en vais.”Il a traité tous les photographes d’abrutis. Je lui ai fait remarquer qu’on ne lui dit pas:“Vous, les politiques, vous êtes tous pourris.” Il m’a répondu:“Vous me faites la leçon en plus? Allez dégage!”»

Par Charlotte Rotman



PRESIDOKU : LA « CAMPAGNE » AUTREMENT
9 avril, 2012, 2:05
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PRESIDOKU : LA

Un blog de Damien Chavanat (Textes et illustrations) et Louis Chavanat (Textes), moyen original de suivre les élections présidentielles 2012. illustrations et jeux « récréatifs », déjà 27 parutions. Bloguons autrement !

Plus sur : http://www.presidoku.com/

 + AmenEtAlors +



JR (artiste)
9 avril, 2012, 12:21
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JR (artiste) dans ART portraitBlaze1

portraitLadj1 Art dans CULTURE

— JR – BasilicStudio // aKkY — PORTRAIT OF A GENERATION —

JR, né le 22 février 1983, est un artiste contemporain français. Il expose ses photographies en noir et blanc dans la rue, qu’il qualifie de « plus grande galerie d’art au monde ».

Il expose librement dans les rues du monde entier, attirant ainsi l’attention de ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement. Son travail mêle l’art et l’action et traite d’engagement, de liberté, d’identité et de limite.

Après avoir trouvé un appareil photo dans le métro parisien en 2001, il explore l’univers de l’art urbain européen et suit ceux qui expriment leur message sur les murs. Puis, il commence à travailler sur les limites verticales, observant des gens et des tranches de vie dans les sous-sols interdits et sur les toits de la capitale.

JR crée « l’art infiltrant » qui s’affiche, sans y être invité, sur les immeubles des banlieues parisiennes, sur les murs du Moyen-Orient, sur les ponts brisés d’Afrique ou dans les favelas, au Brésil. Des gens qui vivent souvent avec le strict minimum découvrent quelque chose d’absolument superflu. Et ils ne se contentent pas de voir, ils participent. Des vieilles dames deviennent mannequins pour un jour, des gosses se transforment en artistes pour une semaine. Dans cette action artistique, il n’y a pas de scène qui sépare les acteurs des spectateurs. 

Après les expositions locales, les images sont transportées à New York, Berlin, Paris, Amsterdam, Los Angeles ou Shanghai où les gens les interprètent à la lumière de leur propre expérience. Comme il reste anonyme et n’explique pas ses immenses portraits grimaçants, JR laisse un espace libre pour une rencontre entre un sujet/acteur et un passant/interprète.

Plus sur : http://www.jr-art.net/



Clark Magazine
9 avril, 2012, 12:07
Classé dans : ART,CULTURE

Cette 51e couverture de CLARK MAGAZINE est le lieu de rencontre des fleurs souriantes et monstrueuses de la pensée de TAKASHI MURAKAMI et de l’engagement de JR pour un monde meilleur.

Pour clôturer l’année de nos 10 ans, Clark magazine s’est engagé. Le magazine français a tenu à réunir deux artistes qui auront certainement le plus marqué l’histoire du magazine.

D’un côté, JR, 28 ans. Pour Clark, JR a trouvé le temps de se photographier avec TAKASHI MURAKAMI dans son studio Inside Out, avec en fond sa trame devenue désormais légendaire.

De l’autre, TAKASHI MURAKAMI, l’artiste au style « Superflat » honore donc une nouvelle fois la sacro-sainte couverture du magazine, qui marque son dernier passage à Paris à l’occasion de l’hommage qu’il rend à Yves Klein depuis le 20 octobre dernier.

Clark Magazine immortalise cette rencontre, confond haute et sous-culture à travers une couverture historique et inédite, accompagné d’un dossier de 12 pages comportant un making-of de la rencontre, ainsi qu’une interview de JR dans son studio parisien, en pleine préparation de son exposition.

Clark Magazine dans ART logo

Clark Magazine 51
Novembre-décembre 2011 / November-December 2011 Couverture exclusive réalisée par JR (France) et Takashi Murakami (Japon) Exclusive Cover by JR (France) and Takashi Murakami (Japan) ©2011 Takashi Murakami / Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved. ©2011 JR-ART.NET

http://www.clarkmagazine.com/store/5-magazines



LES CLICHÉS CÉLÈBRES POSENT AVEC LEUR PHOTOGRAPHE
9 avril, 2012, 11:21
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LES CLICHÉS CÉLÈBRES POSENT AVEC LEUR PHOTOGRAPHE dans ART fefezf

USA – Le site WIRED propose une série de photos où les photographes posent avec leur clichés mondialement connus. Du World Trade Center à la place Tiananmen, une bel hommage aux hommes qui immortalisent les moments importants de l’histoire. Photos de Tim Mantoani.

1- Steve McCurry holds his 1984 photo of a young woman from Peshawar, Pakistan. « I looked for this girl for 17 years and finally found her in 2002. Her name is Sharbat Gula. »

2- Harry Benson : « Brian Epstein — Beatles’ manager — had just told them they were number one in America, and I was coming with them to New York, 1964. »

3- Neil Leifer holds his photo, Ali vs. Liston, which he took on May 25, 1965 in Lewiston, Maine

4- Lyle Owerko : « No one knew such a beautiful warm day would serve as the backdrop to one of the most painful and confusing events to the heart of mankind. This picture is one small part of such a huge event that ties the threads of thousands of stories and millions of people together.

Written words will never convey the whole scope of the event, nor even summarize the sounds, the smells or even the voices that are frozen in my memory bank from that day. I did the best job I could in photographing 9/11 so that future generations would have an idea of the scope of what happened, to have the evidence of how innocence can so easily be snatched away in a razor’s edged moment of time.

My hope is that in time the wounds and pain will heal and that wisdom and peace will prevail among the darkness of this event, so that humanity can move forward into a time of grace and understanding. »

Source – Golem13



RUBBER
8 avril, 2012, 8:44
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Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence.

Regardez l’étrange objet que voilà ! Pensez donc, un pneu vivant, serial killer – et lover – qui réduit ses proies (lapin, corbeau, policiers…) en bouillie par la seule force de son frétillement. Le gore, ça éclabousse toujours un peu. Dupieux assume et explose des crânes comme dans un bon vieux Romero. Regardez le déroutant objet que voilà ! Les spectateurs sont bien là, en chair et en os, parqués dans le cadre, tels des avatars de nous-même scrutant avec gourmandise cette belle société du spectacle. En trois longs métrages (Nonfilm, Steak), Quentin Dupieux s’est imposé comme l’unique cinéaste situationniste de France et de Navarre, et ce bien que son obscur objet de désir ait été tourné dans les grands espaces américains, avec un simple (!) appareil photo. Rubber est peut-être son film le plus théorique, opérant – nous l’avons dit – une mise en abîme directe du spectaculaire, tout en développant à travers les exploits de cet être en caoutchouc, la science du no reason. Une science qui élève l’absurde au rang des beaux-arts et permet, en début et en fin de parcours, une tirade jouissive. Ce joyeux bordel est dangereusement rythmé aux sons électroniques et atmosphériques de Mr Oizo, alias Dupieux himself, et Gaspar Augé, la moitié de Justice. Courez voir l’objet intelligent que voilà ! Jouissif. 

Par (Studio Ciné Live)


METALHEADS
8 avril, 2012, 8:18
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JÖRG BRÜGGEMANN a voyagé pendant 3 ans dans le monde entier pour capturer les aspects internationaux du phénomène Heavy Metal. Une exposition en cours à Berlin retrace son travail photographique http://usshop.gestalten.com/metalheads.html

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Metalheads : The Global Brotherhood
Jörg Brüggemann – 28 x 22.5 cm – 144 pages – Anglais



WRONG
8 avril, 2012, 6:38
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Après Rubber, le français Quentin Dupieux revient avec son nouveau film WRONG dont voici le trailer. Sélectionné avec ce film pour le Festival de Sundance, Quentin Dupieux sera le seul réalisateur français présent cette année.

Sortie prévue pour juin 2012
Written, shot, directed & edited by Quentin DUPIEUX.
Produced by Gregory BERNARD.
Cast : Jack PLOTNICK, Eric JUDOR, Alexis DZIENA, Steve LITTLE, William FICHTNER…
Music : Mr OIZO + TAHITI BOY

Plus d’infos à venir : http://www.wrongthemovie.com/



LA BÉNÉDICTION #2
8 avril, 2012, 6:21
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LA BÉNÉDICTION #2 dans ART 5612304849_539f319799_b

Kashink, une des rares filles très actives dans le mouvement street art/graffiti, est une personne atypique. Elle porte souvent une moustache, elle peint d’immenses personnages protéiformes aux yeux multiples, des hommes la plupart du temps, ou des têtes de mort à la mexicaine, le tout dans un style graphique très coloré, loin des références traditionnelles du graffiti féminin. Son travail, qui s’inspire à la fois de Frida Kahlo, du « Bad Painting » de Basquiat et Keith Haring, et aussi de l’illustration est à la fois très présent dans la rue et dans les galeries où elle expose souvent. Elle est de plus en plus sollicitée pour présenter ses oeuvres à l’étranger (Canada, Etats Unis, Europe) et peindre les murs de villes européennes, notamment Vienne, Milan, Bristol, Moscou, et bientôt Varsovie. KASHINK revendique une peinture engagée, partant du principe que peindre dans la rue permet de faire passer de vrais messages à grande échelle. Parmi les thématiques qui lui tiennent à coeur, on trouve des sujets tabous dans notre société, tels que l’homosexualité, le statut de la femme, ou la mort. Dans ses expositions, on retrouve un engagement fort sur ces thèmes, KASHINK n’hésitant pas à se diversifier dans ses techniques de travail (installations, céramique, photo, sculpture, tatouage…)

Plus d’infos sur : www.kashink.com



LA BÉNÉDICTION #1
8 avril, 2012, 5:31
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Manu Fauque est un étudiant français & photographe passionné par son art. Ses inspirations le mènent à créer de magnifiques clichés des personnes qui l’entourent. Que ce soit au sein d’un camp, d’une ballade en skate ou d’un safari urbain, il emporte sa caméra à la recherche d’instants à voler.

Plus d’infos sur http://manufauque.com/


BACK TO THE FUTURE
8 avril, 2012, 4:22
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— Sander 1983 & 2011 Rotterdam —

Irina Werning est une photographe Argentine qui a lancé un projet brillant, le back to the future. Irina aime les vieilles photos et passe du temps à les regarder. C’est avec cette passion, qu’elle a créé un projet très intéressant. Prendre une photo vieille de 20 ans et la recréer. Elle compose le même environnement, les mêmes couleurs, elle prend chaque détail de la photo pour le refaire à l’identique, et ainsi obtenir le même cliché, avec pour seul changement, l’âge du modèle et donc son physique.



« WE LOVE YOU IRAN & ISRAEL »
8 avril, 2012, 4:09
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Belle initiative du designer et prof indépendant Ronny Edri (41ans). Il a posté une série d’images sur Facebook disant à la communauté iranienne : « We will never bomb your country. We love you » Il fut bientôt suivi par de nombreux Israéliens qui ont relayé et/ou créé des images de paix. Visitez sa page facebook, déjà 27.000 likes. Merci Ronny pour ce petit message d’amour dans ce monde si cruel. www.indiegogo.com/israeliran.

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« On March 15th, I posted a poster on Facebook. The message was simple. Iranians. We love you. We will never bomb your country Within 24 hours, thousands of people shared the poster on Facebook, and I started receiving messages from Iran. The next day, we got featured on TV and newspapers, proving that the message was traveling. Fast. Please help us prevent this war by spreading this message. make your own posters, send this message to your friends and share it. We are raising money in order to produce more posters and keep the movement grow. » Ronny.


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