Ne croire qu'en l'actualité

100 photos d’Ai Weiwei pour la liberté de la presse
12 septembre, 2013, 11:46
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Ai Weiwei à Pékin, le 27 septembre 2012 | REUTERS/DAVID GRAY

L’album annuel de Reporters sans frontières est généralement confié à un grand photographe de presse comme Don McCullin ou René Burri, ainsi mobilisé en faveur de la liberté de la presse.

Cette année, c’est un auteur bien particulier qui devient ainsi « ambassadeur de RSF » : Ai Weiwei, artiste chinois et lui-même victime d’atteintes à sa liberté d’expression, notamment en passant 90 jours en prison en 2011.

L’album, dont les bénéfices vont à RSF et à son travail en faveur de la liberté de la presse, permet de retrouver le parcours, l’oeuvre, les combats d’Ai Weiwei, dont le public français a pu découvrir le travail lors d’une grande expo au Jeu de paume et dans un documentaire l’an dernier.

Dès la couverture, on retrouve un des grands clichés d’Ai Weiwei : une photo de sa femme soulevant sa jupe devant le célèbre portrait de Mao sur la place Tiananmen à Pékin. On est en juin 1994, cinq ans après le massacre, et cette photo est le comble de l’irrévérence, de la provocation.

Mais surtout, comme l’écrit dans sa préface Christophe Deloire, le Secrétaire Général de RSF : « cet album 100 photos pour la liberté de la presse spécial Chine est un appel à la libération des 30 journalistes et 70 net citoyens en prison (selon les chiffres de RSF) pour avoir voulu rendre compte de la réalité de leur pays ».

A la veille de la sortie de cet album, une bonne nouvelle est toutefois venue de ce côté là : Shi Tao, le journaliste chinois condamné à 10 ans de prison pour avoir envoyé un email « subversif » à l’étranger, et qui a été jugé sur la base d’informations fournies par Yahoo, a été libéré avant l’expiration de sa peine.

Dans le même temps, toutefois, les autorités ont lancé une vaste campagne de « nettoyage » des « rumeurs » sur le web chinois, s’en prenant aux blogueurs et autres « journalistes-citoyens » qui ont pris une importance considérable ces dernières années.

Parmi les plus actif utilisateurs des réseaux sociaux, figure justement Ai Weiwei, dont l’activisme pour la liberté en Chine est un subtil mélange de Warhol et d’internet. Un esprit qui se retrouve dans ces « 100 photos d’Ai Weiwei pour la liberté de la presse ».

Pierre Haski – Rue89.com



Costa-Gavras, Carnets photographiques
8 septembre, 2013, 12:39
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Costa-Gavras, Carnets photographiques dans ART e850f89f405cf028e415bdb358933d91

Salvador Allendechez les Mapuches au sud du Chili, 1971

Auteur de films mythiques, Costa-Gavras est aussi photographe. Un réalisateur engagé qui a conservé de ses amitiés, et de ses combats, des images personnelles et attachantes.

La Maison européenne de la photographie met ici en lumière un aspect méconnu de l’œuvre de l’artiste. Un parcours composé d’environ soixante-dix images : photographies de voyage (Palestine, Russie, Amérique latine…), portraits (famille, personnalités du monde du cinéma et de la politique) et engagements politiques.

Maison européenne de la photographie
5 rue de Fourcy, 75004 Paris.
Date de début : 26 juin 2013  
Date de fin :
15 septembre 2013



Alécio de Andrade, Rue des Rosiers
8 septembre, 2013, 12:13
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Alécio de Andrade, Rue des Rosiers dans ART 11cc16facb95bee1fca6843ec916b489

12 rue Pavée, 1975

Le photographe Alécio de Andrade — également poète, pianiste et ami d’écrivains et musiciens — réalise de nombreuses images dans le Marais en 1974 et 1975, avant de s’installer rue des Rosiers en 1982.

Son témoignage sur le Pletzl (« petite place » en yiddish) — le quartier traditionnel des juifs ashkénazes depuis la fin du XIXe siècle —  ainsi que sur la vie quotidienne des habitants, est un regard spontané sur le petit peuple de la rue empreint de tendresse et de poésie. Le photographe saisit des regards, des sourires d’enfants ou d’adultes et capte le détail qui fait l’humanité du moment. Des photographies à découvrir au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme.

Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme
71 rue du Temple , 75003
Date de début :
21 juillet 2013

Date de fin : 6 octobre 2013



Polka Galerie : valoriser l´oeuvre photographique
4 septembre, 2013, 5:15
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Polka Galerie : valoriser l´oeuvre photographique dans ART 2286e603b3086aede5592049ecd0d5bd

Julio BITTENCOURT Prestes Maia Polyptich 05, Sao Paulo, Brésil, 2006 C-Print 120 x 180 cm - Édition unique

La galerie Polka représente des artistes français et internationaux de l´après-guerre à nos jours qui considèrent le médium photographique, depuis les oeuvres documentaires historiques jusqu‘à ses usages plasticiens. Fondée en 2007 par Adélie de Ipanema et Edouard Genestar, frère et soeur, la galerie s´attache à valoriser l´oeuvre photographique, et offre une programmation qui confronte les travaux du présent à ceux du passé, interroge la représentation des grands évènements du monde, et recherche les formes du Document dans les créations contemporaines.

Installée à Paris dans le Marais, la galerie accueille aujourd‘hui, sur 300 m2, deux espaces d´exposition ainsi qu‘une librairie de photographie où sont proposés des ouvrages monographiques ou thématiques, des éditions signées rares et/ou récentes.

La galerie Polka est membre du Comité Professionnel des Galeries d‘Art et de l‘Association des Galeries d‘Art.

Polka édite également la revue Polka Magazine, fondée par Alain Genestar. Le magazine, dont la rédaction en chef est assurée par Dimitri Beck, porte un regard ouvert sur la vitalité de la photographie.

Prochaine exposition

Star d’un jour : 12 Septembre-29 Septembre 2012
En l’espace de quelques années, le lien privilégié qui existe entre la Galerie Polka et SFR Jeunes Talents est devenu un axe fort de la photographie émergente. Pour la nouvelle édition de ce partenariat, le concours ne pouvait qu’accoucher d’une sélection d’exception sur le thème « Star d’un jour ». En plus du prix des partenaires (Antoine Barbot) et de la mention spéciale du jury (Pierre Faure), ils sont cette année au nombre de 3 à avoir l’opportunité d’exposer à la Galerie Polka du 10 au 29 septembre et de publier l’une de leurs photographies dans le numéro d’octobre du magazine : Maxence B Cardon, Mami Kiyoshi et Fanny Viguier. 3 jeunes talents, 3 pratiques résolument modernes de la photographie et 3 discours qui remettent le monde en question. Pour mieux vous les présenter, nous avons choisi de vous imprégner de leurs séries remarquables à plus d’un titre. Lever de rideau.

Polka Galerie
12 rue Saint Gilles,75003 Paris
Du mardi au samedi, de 11h à 19h30 et sur rendez-vous. La galerie est fermée les jours fériés.



Pieter Hugo, photographe des marges de l’Afrique
3 septembre, 2013, 8:31
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De la décharge à la morgue, des victimes du sida aux ados endimanchés : le photographe sud-africain Pieter Hugo pose un regard d’humanité désenchantée sur les fractures du continent.

Pieter Hugo incarne la toute-puissance de la photographie sud-africaine et son rayonnement. Cet Afrikaner n’a peur de rien, même pas de l’ombre du passé qu’il affronte ouvertement, sans complexes. «Un lieu fracturé, schizophrénique, blessé et problématique», dit-il de l’Afrique du Sud qui l’a vu naître en 1976, à Johannesburg.

Lui, il est l’«Afropolitan», citoyen multiculturel d’une société post-apartheid conflictuelle, arpentant avec flamme son territoire natal comme d’autres pays du continent africain, du Botswana au Nigeria. Déjà multiprimé, il avance plus vite qu’une voiture de course. Pieter Hugo a ainsi reçu le prix Seydou-Keïta aux dernières Rencontres de Bamako, en 2011. Il est aussi l’auteur d’un livre clé, This Must Be The Place (1) , doublé d’une rétrospective organisée par le musée de la Photographie de La Haye (Pays-Bas) et présentée au musée de l’Elysée, à Lausanne (Suisse).

Phrases chocs

Pieter Hugo n’a pourtant rien d’un visionnaire. Depuis ses débuts à l’aube de ce siècle, son travail flirte avec le réel. Il a même balancé une ou deux phrases chocs, comme «le portrait est mort», susceptibles d’agacer ses pairs ou les professionnels du médium. Alors, qu’est-ce qu’il a fait de si exceptionnel, Pieter Hugo ? Il a littéralement désenchanté l’Afrique de ses clichés béats grâce à une assurance non feinte et une liberté d’autodidacte.

L’Afropolitan poursuit la démarche du précurseur David Goldblatt – l’une de ses références – qui ne recule jamais devant son sujet. C’est d’ailleurs cette audace qui apparaît dans ses séries, comme si l’Afrikaner aux yeux clairs, loin de la ruée vers l’ordre, témoignait de visu d’un certain chaos. L’Afrique n’est pas une case, elle n’est qu’une fable de multiplication, une arche de Noé grandeur nature. Parfois une décharge à ciel ouvert pour l’Occident, pressé de se débarrasser de ses déchets toxiques.

Sérieux comme des papes

Par-delà les frontières, Pieter Hugo relie les âmes africaines aux fantômes du présent. Voici des albinos. Des scouts, ex-combattants de la guerre civile au Liberia. Des hyènes et des pythons apprivoisés par leurs maîtres. Des morts du sida à la morgue du Cap. Des zombies croisés dans les rues de Lagos, à Nollywood, la troisième industrie cinématographique de la planète. Des pauvres vieux. Des adolescents, pieds nus dans les ordures ; ou endimanchés, sérieux comme des papes après leur cérémonie d’initiation. Des récolteurs de miel. Des juges en perruque. Des laveurs de taxis…

Il y a là, face à nous, une partie de l’humanité que Pieter Hugo regarde frontalement. A l’exception des squelettes pétrifiés du Rwanda, chaque portraituré est identifié dans la légende de la photographie. Leurs noms sont un voyage poétique. Une compagnie de choix. Pieter Hugo n’est pas un photographe qui se perd dans le décor. Ses modèles occupent toujours la première place.

 



Un photographe aux aguets
23 décembre, 2012, 12:17
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Le Jeu de Paume consacre une exposition à Manuel Álvarez Bravo et restitue une vision contemporaine du travail de ce photographe mexicain bien connu du public français.

Développée durant huit décennies, l’œuvre photographique de Manuel Álvarez Bravo constitue un jalon essentiel de la culture mexicaine du XXe siècle. À la fois étrange et fascinante, sa photographie a été souvent perçue comme le produit imaginaire d’un pays exotique, ou comme une dérive excentrique de l’avant-garde surréaliste. Le parcours présente une sélection de cent cinquante images qui vise à mettre en lumière un ensemble spécifique de motifs iconographiques dans le travail du photographe.

Date de début : 16 octobre 2012 - Date de fin : 20 janvier 2013



Willy Ronis, photographe social
11 avril, 2012, 8:51
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Willy Ronis, photographe social dans ART MEY1994052W00001-05-2

— Meyer (Tendance Floue) —

Willy Ronis est le fils d’un émigré juif d’Odessa en Ukraine et d’une pianiste juive lituanienne, ayant fui au début du xxe siècle lespogroms. Mélomanes, ils se rencontrèrent dans une amicale d’exilés russes et s’installèrent dans le 9e arrondissement de Paris. Après un emploi de retoucheur en photographie dans un studio réputé, « pour effacer les rides des dames », son père ouvre son propre studio sous le pseudonyme de Roness. Leur fils, Willy, naît à Paris au pied de la Butte Montmartre.

Willy Ronis veut devenir compositeur de musique. Mais lors de son retour du service militaire en 1932, son père, très malade, lui demande de l’aider au studio. Ainsi, Ronis fait lui-même les tirages de ses photos. Il est peu intéressé par la photographie conventionnelle, mais se passionne pour les expositions de photographies. Ses opinions politiques penchent à gauche ; il photographie les manifestations ouvrières de 1934. En 1936, son père meurt, le studio est vendu et la famille déménage dans le 11e arrondissement.

Période parisienne

À partir de cette date, il se consacre au reportage. Avec la montée du Front populaire, les mêmes idéaux rapprochent Ronis de Robert Capa et de David « Chim » Seymour, photographes déjà célèbres. Il a également l’occasion de connaître Kertesz, Brassaï et Cartier-Bresson. Mais, par rapport à la vision de ses pairs, Willy Ronis développe une véritable originalité, marquée par l’attention portée à « l’harmonie chorale des mouvements de foule et à la joie des fêtes populaires ».

Après la Seconde Guerre mondiale, il entre à l’agence Rapho et, soutenu par son ami Roméo Martinez, collabore à RegardsTime ou Life.

Belleville-MénilmontantSur le fil du hasard et Mon Paris sont parmi les livres importants qu’il a publiés. On a alors pu dire que Willy Ronis, avec Robert Doisneau et Édouard Boubat, est « l’un des photographes majeurs de cette école française de l’après-guerre qui a su concilier avec talent les valeurs humanistes et les exigences esthétiques du réalisme poétique ». Il participera dans les années 1950 au Groupe des XV aux côtés de Robert Doisneau, de Pierre Jahan ou de René-Jacques pour défendre la photographie comme une véritable expression artistique.

Période vauclusienne

Dans les années 1970-1980, parallèlement à ses activités de photographe, il consacre beaucoup de temps à l’enseignement : à l’École des Beaux-Arts d’Avignon, puis aux facultés d’Aix-en-Provence et de Marseille. Il y crée un cours d’histoire de la photographie et Pierre-Jean Amar le rencontre alors. En 1972, il s’installe à L’Isle-sur-la-Sorgue.

En 1979, il reçoit le Grand Prix national de la photographie, décerné par le ministère de la Culture (France).

En 1983,sur les conseils de Guy Le Querrec, Claude Nori publie sa première monographie Sur le fil du hasard aux éditions Contrejour, lequel recevra le Prix Nadar et l’encouragera à revenir sur le devant de la scène avec de nouveaux projets. La même année, il lègue son œuvre à l’État français.

En 2001, il crée sa dernière série de photos. En 2005-2006, l’Hôtel de ville de Paris présente une rétrospective de son œuvre parisienne qui remporte un succès considérable avec plus de 500.000 visiteurs.

Aujourd’hui l’œuvre de Willy Ronis est exposée dans le monde entier et ses images figurent dans les collections des plus grands musées.

Il meurt dans la nuit du 11 au 12 septembre 2009 à l’âge de 99 ans.



«En campagne, il faut être réceptif au hasard»
10 avril, 2012, 4:29
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Trois photographes qui couvrent la campagne pour Libération expliquent leur travail à partir de trois de leurs clichés.

«En campagne, il faut être réceptif au hasard» dans ART

«Être réceptif au hasard»
Laurent Troude: «On était très nombreux. C’est toujours très difficile d’être au contact du candidat, il faut se faufiler, se débrouiller, c’est à celui qui sera le plus malin. On y arrive, par vagues de quinze, vingt secondes, avant d’être rejeté par la pression. Au moment où on est près, on espère qu’il va se passer quelque chose: ils ne peuvent pas tout contrôler. Cette image montre bien la campagne, il fait 50 choses en même temps et regarde sans arrêt ailleurs. Il sait qu’il doit toucher les gens, mais
c’est fait mécaniquement. Il fait le job. Chirac n’était pas pareil. Ici, on est à Guérande [Loire­ Atlantique, ndlr], mais peu importe. Ce qui m’intéresse, c’est de creuser le portrait en creux d’un candidat, pas l’environnement. Ça, c’est ce qu’eux veulent montrer. Il faut être réceptif au hasard.»

  Art dans NEWS

«Je fais une image symbolique»
Sébastien Calvet: «On est à Jarnac [Charente, ndlr], pour l’anniversaire de la mort de François Mitterrand. Il y a donc toute une mythologie du PS, c’est un peu un pèlerinage. La cérémonie est très organisée, protocolaire: les gerbes de fleurs sur la tombe, les positionnements des photographes, etc. François Hollande décide de parler aux journalistes, mais à l’extérieur du cimetière. Les radios et télés ont été briefées, et l’attendent. Nous, les photographes, on suit Hollande. Je fais une image symbolique de la campagne: avec le candidat et la presse, tout autour de lui. Et là, le service d’ordre nous interpelle:“Ne vous mettez pas là.” On pouvait penser que c’était pour des raisons de sécurité. Pas du tout: on était dans le champ des caméras.»

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«Il y a eu une bousculade»
Julien Mignot: «Cette photo a été prise au moment où Jean­-Luc Mélenchon invective un photographe. Il y a eu une bousculade, et cela a donné lieu à une première altercation. On est après le meeting à la Bastille, les photographes sont de plus en plus nombreux à le suivre. Cela le gêne. Ce n’est pas comme au PS ou à l’UMP, où ils ont l’habitude de gérer ça. Dans le bus qui nous ramène de Bobigny [Seine­Saint­Denis, ndlr] à Paris, j’ai mon appareil sur les genoux. Il vient en face de moi. Me dit:“Qui êtes vous? Je ne vous fais pas confiance. Si vous me mitraillez, je m’en vais.”Il a traité tous les photographes d’abrutis. Je lui ai fait remarquer qu’on ne lui dit pas:“Vous, les politiques, vous êtes tous pourris.” Il m’a répondu:“Vous me faites la leçon en plus? Allez dégage!”»

Par Charlotte Rotman



JR (artiste)
9 avril, 2012, 12:21
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JR (artiste) dans ART portraitBlaze1

portraitLadj1 Art dans CULTURE

— JR – BasilicStudio // aKkY — PORTRAIT OF A GENERATION —

JR, né le 22 février 1983, est un artiste contemporain français. Il expose ses photographies en noir et blanc dans la rue, qu’il qualifie de « plus grande galerie d’art au monde ».

Il expose librement dans les rues du monde entier, attirant ainsi l’attention de ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement. Son travail mêle l’art et l’action et traite d’engagement, de liberté, d’identité et de limite.

Après avoir trouvé un appareil photo dans le métro parisien en 2001, il explore l’univers de l’art urbain européen et suit ceux qui expriment leur message sur les murs. Puis, il commence à travailler sur les limites verticales, observant des gens et des tranches de vie dans les sous-sols interdits et sur les toits de la capitale.

JR crée « l’art infiltrant » qui s’affiche, sans y être invité, sur les immeubles des banlieues parisiennes, sur les murs du Moyen-Orient, sur les ponts brisés d’Afrique ou dans les favelas, au Brésil. Des gens qui vivent souvent avec le strict minimum découvrent quelque chose d’absolument superflu. Et ils ne se contentent pas de voir, ils participent. Des vieilles dames deviennent mannequins pour un jour, des gosses se transforment en artistes pour une semaine. Dans cette action artistique, il n’y a pas de scène qui sépare les acteurs des spectateurs. 

Après les expositions locales, les images sont transportées à New York, Berlin, Paris, Amsterdam, Los Angeles ou Shanghai où les gens les interprètent à la lumière de leur propre expérience. Comme il reste anonyme et n’explique pas ses immenses portraits grimaçants, JR laisse un espace libre pour une rencontre entre un sujet/acteur et un passant/interprète.

Plus sur : http://www.jr-art.net/



LES CLICHÉS CÉLÈBRES POSENT AVEC LEUR PHOTOGRAPHE
9 avril, 2012, 11:21
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LES CLICHÉS CÉLÈBRES POSENT AVEC LEUR PHOTOGRAPHE dans ART fefezf

USA – Le site WIRED propose une série de photos où les photographes posent avec leur clichés mondialement connus. Du World Trade Center à la place Tiananmen, une bel hommage aux hommes qui immortalisent les moments importants de l’histoire. Photos de Tim Mantoani.

1- Steve McCurry holds his 1984 photo of a young woman from Peshawar, Pakistan. « I looked for this girl for 17 years and finally found her in 2002. Her name is Sharbat Gula. »

2- Harry Benson : « Brian Epstein — Beatles’ manager — had just told them they were number one in America, and I was coming with them to New York, 1964. »

3- Neil Leifer holds his photo, Ali vs. Liston, which he took on May 25, 1965 in Lewiston, Maine

4- Lyle Owerko : « No one knew such a beautiful warm day would serve as the backdrop to one of the most painful and confusing events to the heart of mankind. This picture is one small part of such a huge event that ties the threads of thousands of stories and millions of people together.

Written words will never convey the whole scope of the event, nor even summarize the sounds, the smells or even the voices that are frozen in my memory bank from that day. I did the best job I could in photographing 9/11 so that future generations would have an idea of the scope of what happened, to have the evidence of how innocence can so easily be snatched away in a razor’s edged moment of time.

My hope is that in time the wounds and pain will heal and that wisdom and peace will prevail among the darkness of this event, so that humanity can move forward into a time of grace and understanding. »

Source – Golem13



METALHEADS
8 avril, 2012, 8:18
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JÖRG BRÜGGEMANN a voyagé pendant 3 ans dans le monde entier pour capturer les aspects internationaux du phénomène Heavy Metal. Une exposition en cours à Berlin retrace son travail photographique http://usshop.gestalten.com/metalheads.html

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Metalheads : The Global Brotherhood
Jörg Brüggemann – 28 x 22.5 cm – 144 pages – Anglais



EN EUROPE, LA VAGUE MÉLENCHON INTRIGUE ET SÉDUIT
8 avril, 2012, 4:48
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EN EUROPE, LA VAGUE MÉLENCHON INTRIGUE ET SÉDUIT dans CULTURE ac_melenchon_bastille_portrait_1200_02

— Yves, le 18 mars à la Bastille (Audrey Cerdan/Rue89) —

La manifestation place de la Bastille a fait office de déclencheur médiatique, la percée dans les sondages l’a confirmée : la vogue Mélenchon intrigue et inspire les observateurs étrangers.

Les correspondants de la presse étrangère n’ont pas tous vu venir cette percée. Depuis, ils se rattrapent, et multiplient les papiers sur le troisième homme de la campagne, surnommé « le pitbull qui aimait la poésie » ou encore « l’homme à la cravatte rouge ».

Suisse. Jean-Noël Cuénod, correspondant du journal La Tribune de Genève à Paris, qui l’a décrit comme l’héritier du révolutionnaire Gracchus Babeuf, ne cache pas son plaisir : « Ça nous change de l’épicerie Le Pen à la troisième place ! », tonitrue-t-il. Et c’est avec une certaine fierté qu’il déclare avoir repéré Jean-Luc Mélenchon « il y a deux ans déjà » : « A mes yeux, c’est une sorte de retour à la normale, à une certaine France traditionnelle, autoritaire, partageuse et égalitaire ! Il faut dire qu’elle est vraiment nulle cette campagne, ça fait du bien de voir un garçon talentueux. Et lui au moins, il sait parler français ! »

« Il a pas mal engueulé les journalistes »

Suède. La verve du « tribun » continue de surprendre les observateurs étrangers, pas vraiment habitués à ce style. Le flegmatique journaliste finalndais Johan Tollgerdt, qui contribue à plusieurs médias suédois, se rappelle ses réticences initiales :« Il a quand même pas mal engueulé les journalistes, qui n’avaient pas une très bonne opinion de lui au début. Et pourtant, les électeurs français ne se sont pas laissés impressionner, ils l’ont écouté. Jean-Luc Mélenchon est la preuve qu’il y a en France une sociale démocratie vivante, en laquelle ses habitants croient encore. »

Italie. Pour les observateurs étrangers, la popularité du candidat Mélenchon est le signe d’un possible sursaut de la gauche de la gauche, au-delà même des frontières françaises. L’Italien Alberto Toscano est collaborateur pour la RAI, et relève l’intérêt de l’engouement pour le Front de gauche pour les radicaux italiens : « Depuis son réveil brutal aux législatives de 2008, le parti radical italien est orphelin sur le plan intellectuel. Cette nouvelle composante politique qui fera sans doute partie du prochain gouvernement français intéresse plus que le PCF, qui apparaissait comme un partenaire un peu obsolète. »

« Une forme de pression dont on avait besoin »

Grèce. D’abord réticente, la journaliste grecque Ira Feloukatzi a changé d’avis lors d’une manifestation devant l’ambassade de Grèce à Paris en février : « Même si ses propositions me semblent assez utopiques, il parle de façon sensible du problème grec. C’est une forme de pression dont on avait besoin. »

La journaliste a noté un intérêt manifeste de la part de certains de ses concitoyens pour le candidat du Front de Gauche, qu’ils expriment notamment sur le Web : « Les Grecs sont bien informés et très friands de culture française. Il représente un rêve, dans lequel tout le monde ne doit pas nécessairement suivre les mêmes prescriptions et entrer dans le même moule. »

Petros, 23 ans, est jeune militant de Siriza, petit parti membre de la coalition de la gauche radicale grecque. Il a « évidemment » entendu parler de Jean-Luc Mélenchon : « J’ai trouvé que l’idée d’organiser une manifestation pour fêter la prise de la Bastille était fantastique. Plusieurs amis ont mis des photos des manifestants sur Facebook. Mais je me méfie de ceux qui ont appartenu à des gouvernements corrompus. »

Mélenchon inspire les syndicalistes belges

Belgique. Et si le candidat Mélenchon faisait une étape de leur côté de la frontière belge ? L’appel a été lancé par le FGTB, l’un des principaux syndicats belges, dans un communiqué suivant la mobilisation de « centaines de Belges » lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon à Lille, le 28 mars. Paul Lootens, secrétaire général du FGTB, explique : « Nous avons constaté un élan spontané parmi les militants. Donc nous avons décidé de nous organiser en affrétant des bus pour les emmener à Lille. »

La campagne présidentielle est largement suivie dans la partie francophone du pays, où les socialistes sont bien implantés. Jean-Luc Mélenchon y est fort populaire et son mouvement cristallise l’espoir « de voir la concrétisation d’une nouvelle résistance de gauche en Europe », selon les termes du communiqué publié par la FGTB, au lendemain du meeting de Lille. Paul Lootens : « C’est encourageant de voir la gauche de la gauche reprendre des couleurs. Mais chez nous le contexte est différent, nous n’avons personne avec les mêmes talents d’orateur, ni un appareil militant aussi performant. »

Certains comptent pourtant bien s’inspirer des succès du candidat français. Le député Bernard Wesphael, par exemple : le chef de la formation écolo au parlement wallon a annoncé en début de semaine dernière qu’il quittait le parti dont il est l’un des fondateurs, tout en déclarant que s’il était français, il « voterait Mélenchon » : « Il y a un vide politique énorme entre la social-démocratie qui a trahi toutes ses valeurs et une droite de plus en plus arrogante. Je suis persuadé que le succès du Front de gauche est le signe que quelque chose bouge en Europe. C’est un phénomène qui va faire tache d’huile et dépasser les frontières. »

Le parlementaire indique qu’il est actuellement « en train de vérifier si une telle mouvance aurait une place en Belgique ». De leur côté, les représentants du Parti de Gauche ont fait savoir qu’ils suivaient ce projet de près.

« La gauche peut créer une dynamique »

Grande-Bretagne. En Grande-Bretagne enfin, on note que l’engouement pour le Front de gauche prouve que les rapports de force ne sont pas figés. Le Guardian fait ainsi un parallèle entre la poussée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et les résultats d’un scrutin local à Bradford. George Galloway, candidat à forte personnalité du parti Respect, y a remporté une victoire très inattendue ce mardi : « Dans les deux cas, il s’agit d’ex-membres du principal parti de gauche qui, en usant d’un charisme populiste et radical, ont su mobiliser les électeurs soumis à l’austérité contre une élite ayant échoué à leur fournir des solutions depuis des décennies. »

Si ces hommes ne représentent pas, selon lui, une menace réelle pour les grands partis, le journaliste du Guardian ajoute : « Mélenchon et Galloway viennent rappeler que la gauche peut créer une dynamique politique si elle est prête à se faire la porte-parole des préoccupations réelles des gens. »

Lisa Fabian et Zineb Dryef/Rue89



BACK TO THE FUTURE
8 avril, 2012, 4:22
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BACK TO THE FUTURE dans ART 23_sander-1983-2011-rotterdam-low

— Sander 1983 & 2011 Rotterdam —

Irina Werning est une photographe Argentine qui a lancé un projet brillant, le back to the future. Irina aime les vieilles photos et passe du temps à les regarder. C’est avec cette passion, qu’elle a créé un projet très intéressant. Prendre une photo vieille de 20 ans et la recréer. Elle compose le même environnement, les mêmes couleurs, elle prend chaque détail de la photo pour le refaire à l’identique, et ainsi obtenir le même cliché, avec pour seul changement, l’âge du modèle et donc son physique.



PORTRAITS D’AFGHANS
8 avril, 2012, 3:49
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Le corridor du Wakhan est situé dans le nord-est de l’Afghanistan, une région peu fréquentée par les étrangers. Les photographes Français Fabrice Nadjari Houin et Cédric (alias Varial) ont réalisé cette série de photos fascinante.

PORTRAITS D’AFGHANS dans ART wakhananotherafghanistan4

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Cette zone rurale compte environ 12.000 résidents et parcourt ​une longue bande de terre bordée par le Tadjikistan, le Pakistan et la Chine, un mélange éclectique d’influences culturelles. Les photographes ont réalisé des portraits de ces habitant en train de poser avec « leur » Polaroïd (préalablement shooté). Beaucoup n’avaient jamais vu une photographie. Les photographes ont cherché à capturer ce moment avec leur souvenir en mains. Cette touchante série de clichés va être exposée à la Milk Gallery de New York du 18 mai au 23 mai 2012.

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